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Voyage au pays de la quatrième dimension
Exposition d’art contemporain
Collection publique FRAC Aquitaine
Dans le cadre de «Regardez une saison d’art contemporain en Béarn ».
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Les grands bouleversements du xxe siècle ont fini par lasser. Après la succession des tables rases, l’art contemporain a fait une large place au silence, au vide, à l’imperceptible. En un mot à l’immatériel. Ce qui émerge n’est pas une nouvelle révolution mais une autre manière de s’éprouver dans l’espace et le temps sous des formes éminemment personnelles. Notre monde ne repose plus sur la vitesse, son tempo est pareil au mouvement perpétuel et sa couleur se conjugue au pluriel. À travers un choix serré d’œuvres emblématiques, Voyage au pays de la quatrième dimension est une invitation à un « voyage » dans des univers particuliers. La tension intérieure et l’aspiration à un dépassement des limites de temps et d’espace permettent à chacun de se confronter à des questions universelles. L’exposition devient rencontre et le spectateur entame un dialogue qui n’appartient qu’à lui.
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Artistes exposés : Martine Aballéa, Absalon, Arman, Robert Barry, Christian Boltanski, Geneviève Cadieux, Clegg & Guttmann, Claude Closky, Claude Lévêque, Annette Messager, Duane Michals, Helmut Newton, Nam June Paik, Paul Rebeyrolle, Hans Van den Ban.
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Marée Mauve de Martine Aballéa, photographie couleur, 1998 : Un cliché frontal d’un bord de mer houleuse, colorisé par ordinateur, accompagné du titre « Marée Mauve » en typographie souple, mais ferme. Par son aspect irréel, cette œuvre ne peut qu’attirer l’oeil trop habitué à subir des images plus ou moins agressives du quotidien.
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Cellule n°2 de Absalon, 1991 : Bois, carton, peinture glycérophtalique, tubes. « Je tente de créer un système infaillible, ce qui, d’une certaine façon, est une prison totale ». Entre sculpture, design, architecture et urbanisme, les compartiments d’Absalon jouent sur une combinatoire d’unités modulaires pour imposer l’idée de clôture spatiale et de suspension temporelle.
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Violons brûlés de Arman, 1970 : Violons brûlés et collés sur panneau de bois aggloméré. L’artiste s’empare de l’objet pour ironiser sur les institutions et tenter de renverser l’ordre symbolique et économique préétabli. Il casse, brûle, accumule.
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Returning de Robert Barry, 1975-1977 : Projection en continu de 10’8’’ de 81 diapositives, couleur et noir et blanc. La projection se fait en boucle et suit un ordre et un temps rigoureux : noir/image/noir/texte/noir/image…. L’obscurité a un rôle très important (intimité, attention et liberté). A intervalles réguliers, elle crée une situation d’attente.
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Ombres de Christian Boltanski, 1985 : Quatre plots en terre, plume, écorce, carton, métal, tissu, bois, fil de fer, ventilateur et projecteur. L’artiste propose des environnements dans des espaces clos animés par des petites créatures composées de carton, de bois, de plume, d’écorce, suspendues à des fils de fer et éclairées par des projecteurs. Un ventilateur placé au sol les anime créant ainsi une sorte de théâtre magique.
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Amour aveugle de Geneviève Cadieux, 1992 : Photographie cibachrome, bois et Plexiglas. Diptyque Photographies monumentales, enchâssées dans des cadres en bois. Le dispositif d’accrochage est clairement défini : les yeux et la bouche doivent se faire face. L’illusion du mouvement, distillée par l’immensité de la bouche, provient de la superposition de plusieurs images de lèvres prises à des moments différents. Il y a une tentation surréaliste et mystique dans ce travail, que la technique du gros plan ne parvient pas à retenir.
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An American Family: a rejected commission de Clegg et Guttmann, 1987 : cibachrome laminée sous Altuglas. Portrait officiel ou d’apparat qui dénonce une forme de pouvoir, celui que Régis Durand a ainsi décrit : « Le pouvoir, c’est le signe du pouvoir ». Grâce à tous les éléments constitutifs du portrait de commande – décor, accessoires, lumière, pose, geste, vêtement- Clegg et Guttmann mettent en scène les modèles et révèlent, avec cynisme, le goût pour le jeu social et les apparences.
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Sans titre (Marabout) de Claude Closky, 1997 : Impression noir en  sérigraphie sur papier. Ces lés de papiers sérigraphiés en noir forment un mur de mots. Ces mots sont organisés selon le principe d’une rengaine enfantine bien connue. A s’y attarder, les mots, un à un, deux par deux, peuvent devenir formes.
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Sans titre de Claude Lévêque, 1993 : Des néons rouge vif reprennent le dessin d’un labyrinthe, lequel ressemble étrangement à un cerveau. La lumière inonde le lieu d’exposition, les néons clignotent et grésillent , hypnotisent le regard, aveuglent.
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Mes jalousies de Annette Messager, 1972 : Cahier, crayon à papier et  stylo bille sur papier imprimé 29 photographies noir et blanc retravaillées au crayon à papier et stylobille. Malgré les « retouches » que les portraits ont subies, il est possible d’y reconnaître des personnalités médiatiques.
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September 13 de Duane Michals, 1994 : Séquence de six photographies noir et blanc.  Cette séquence d’images est pour l’artiste une projection dans l’avenir. Il est ce personnage vieilli qu’un jeune homme guide jusqu’à la fenêtre. La solitude, le vieillissement, la déchéance hantent les songes de l’artiste.
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Lisa Lyon chez elle, Venice, Californie de Helmut Newton, 1981 : Photographie noir et blanc. Photographie représentant la championne du monde de body-building dans sa salle de gymnastique. Lisa Lyon apparaît ici comme une géante, puissante et dynamique. Ce corps qu’elle façonne par des exercices répétés laisse transparaître une beauté animale.
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Oil TV de Nam June Païk, 1978 - 1982 : Meuble télévision, bougie. L’oeuvre se présente sous la forme d’un meuble de télévision, vidé de son dispositif intérieur. Dans la boîte, derrière l’écran, luit la lumière d’une bougie vacillante qui se consume, métaphore de l’écoulement du temps. L’appareil cathodique habituellement utilisé pour divertir invite ici à la contemplation et mène à l’introspection.
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Le Dernier sommeil de la série Les évasions manquées de Paul Rebeyrolle 1982 : Huile, sable et collage de tissu sur toile. « Je crois que je n’ai pas le choix, dans la mesure où je suis totalement concerné par l’histoire des hommes d’aujourd’hui, ma peinture ne peut pas être autre chose que l’expression de la violence » Paul Rebeyrolle.
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Commissariat d’exposition : Nicolas Charlet.
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