Le festival accès(s) - édition 2010

19, 20, 26 ET 27 NOVEMBRE

les vendredis et samedis

 

Nocturnes des expositions


Cécile Babiole - Control room - Installation lumineuse et sonore

Control Room est une installation lumineuse et sonore, évocation de la salle de contrôle d’une firme imaginaire. Le visiteur est immergé dans un espace sonore spatialisé, face à un alignement de voyants lumineux rouges surdimensionnés. Les flux sonores ont été préalablement captés dans l’imprimerie du journal L’Alsace à Mulhouse. Martèlements, grincements, grondements sourds, rythmiques de rotatives, ronronnements de moteurs, le tout entrecoupé d’éclats de voix, animent et contrôlent l’intensité des lumières rougeoyantes qui clignotent de tous côtés. En dépit du titre, le visiteur ne dispose d’aucune manette de contrôle. Il est plutôt le témoin du déferlement des sons sur le système lumineux. Ce dernier a l’intensité éblouissante d’une discothèque ou d’une forge infernale.

 

Lucas Bigeardel - Table tangible - Installation sonore et lumineuse interactive

La table tangible ou musitable est un exemple de synthétiseur modulaire interactif tactile. Le public est invité à manipuler des objets sur une table interactive rétro-éclairée afin de générer du son et de la lumière. A chacun sa partition, le jeu est simple, chaque déplacement d’un objet provoque une modulation de fréquences.

Lucas Bigeardel est ingénieur informatique, il vit et travaille à Toulouse. Passionné par l’expérimentation et l’hybridation en art numérique, il explore les franges des technologies émergentes libres et opensource du multitouch, de la synthèse modulaire et de l’informatique ubiquitaire.

 

Jacques Perconte - sélection d’oeuvres vidéos

Ces films réalisés grâce à une technologie complexe s’inscrivent dans l’histoire du paysage dans l’art. Les scénarios sont dictés par la géographie des lieux : la narration est réduite aux transformations que subit l’image. D’abord naturaliste, l’image met en valeur le paysage, sa plasticité, ses formes. Puis elle devient moins objective, plus impressionniste. La lumière dessine, transfigure la réalité en paysage couleur, une abstraction à forte charge émotionnelle. Il est question d’un renversement du paysage, d’abord décor extérieur, puis espace intériorisé, totalement expressif et abstrait.

 

Laurent Pernot - Incertitudes des étoiles, Le Quid, N’ayez pas peur,Chronorama - Installations vidéo et lumineuse

Incertitudes des étoiles Le visiteur est invité à traverser un rideau de fils de satin sur lequel est projetée l’empreinte lumineuse d’un corps mu par un élan ascensionnel. Éphémère et dynamique, chaque élévation est associée à la perspective de la chute : dès lors que l’image d’un corps se fige dans un fragile instant d’équilibre, elle retombe pour disparaître à nouveau. Cette oeuvre fait référence à la notion de "gravité paradoxale" de Roberto Juarroz (1993) : "symétriquement à la chute, il y a dans l’homme un élan vers le haut. La pensée, le langage, l’amour, toute création participent de cet élan".

Le Quid Le Quid est un film d’animation ici projeté sur grand écran. Le visiteur suit la progression d’un petit personnage, mi Peter Pan mi Petit Prince, qui vole au dessus d’un monde désertique proche d’un paysage lunaire. La lumière coule de ses yeux, comme des larmes. Cette œuvre à la beauté énigmatique fait référence à une théorie répandue dans l’Antiquité selon laquelle la vision consisterait en un rayon de lumière émis par l’œil (le quid).

N’ayez pas peur La petite phrase se présente sous la forme d’une enseigne lumineuse, comme on en voit dans la rue au-dessus des magasins. Mais cette enseigne est dotée d’une étrange charge affective. L’artiste donne à la phrase lumière une profondeur existentielle. L’injonction « N’ayez pas peur » est une universelle, elle rappelle plusieurs passages des Evangiles. L’œuvre fait écho à une autre enseigne lumineuse de Pernot : « Vous ne mourrez jamais ».

Chronorama En l’absence de spectateur, la vidéo ne montre qu’une mer légèrement éclairée à l’horizon. Lorsque quelqu’un pénètre dans la zone de sensibilité de l’installation, les rayons d’une lumière zénithale commencent à balayer la surface de l’eau, accompagnés, si le spectateur continue à se déplacer, d’un voilier blanc presque translucide, tel un vaisseau fantôme. S’il n’y a plus de mouvement dans la salle, le bateau retourne au néant. En mettant en relief le phénomène de l’apparition, Laurent Pernot revient aux origines du cinéma : cette oeuvre interactive fait référence au praxinoscope de Reynaud (1877), appareil de projection inspiré de la lanterne magique qui fonctionnait grâce à une manivelle.

 

Etienne Rey - Diffraction - expansion d’un son dans l’espace - Installation plastique et sonore

Diffraction est une sculpture en suspension composée d’une multitude de plaques de matière transparente et réfléchissante. L’installation met en jeu notre perception de l’espace par des phénomènes de résonance et de réflexion de la lumière. Chaque lieu d’exposition donne à expérimenter et à élaborer, in situ, de nouvelles formes. Diffraction est une sculpture de son et de lumière. Etienne Rey élaborer le volume et la forme de sa pièce à partir de l’interprétation graphique d’un son produit par le musicien Mathias Delplanque.

 

Frigos des abattoirs, Billère. Les vendredis et samedis, jusqu’à 22h.

Entrée libre.

 

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